Les Facteurs de Production

I- Les classifications :

1 - Classification courante :

Ils sont constitués par :

- Facteur travail ;
- Facteur nature ;
- Facteur capital.

Facteur travail : c’est le travail consacré à la réalisation de production. L’action du facteur travail est exprimée par le rapport P/T, c’est à dire productivité du travail.

$ Ce facteur est constitué par le nombre de travailleurs et par les heures de travail dont on dispose pour produire.

Il existe une distinction entre le travail qualifié et le travail non qualifié (c’est à dire qui nécessite aucun apprentissage).

Facteur nature : il comprend la terre, la production animale, et les ressources minières, c’est un facteur fondamental, car tout les biens provient de la nature, mais il est peu pris en considération dans l’analyse courante.

Facteur capital : c’est un facteur dérivé que l’on obtient en appliquant le facteur travail au facteur nature, il se compose du capital fixe et du capital circulant.

* Capital fixe : c’est l’ensemble de l’équipement (bâtiments, machines, outillage,…) ce capital est fixe, car l’argent y immobilisé, est récupéré à travers plusieurs cycles de production.

$ Un cycle de production, est le temps qui s’écoule entre le moment de la production, et sa vente.

* Capital circulant : se compose des biens intermédiaires (partie matérielle) plus les fonds des salaires.

$ La valeur de ce capital est récupérée à la fin de chaque cycle de production.

Conclusion : Un facteur de production, ne peut pas assurer à lui seul une production.

La production est le résultat de la combinaison de plusieurs facteurs de production.

2 - Classification marxiste :

Cette classification parle des forces productives qui se composent de la force de travail, et des moyens de production.

Force du travail : c’est la capacité physique et intellectuelle à fournir un travail, (elle existe même lorsque la personne est au chômage). Cette force fait l’objet d’achat et de vente sur le marché du travail, car elle est considérée comme une marchandise avec une valeur d’échange représentée par le salaire.

$ Le travail constitue la dépense effective de cette force de travail.

Les objets du travail : sont constitués par la nature et les biens intermédiaires, et ils ont les instruments passifs des moyens de production, parce qu’ils subissent l’action du travail.

L’instrument du travail : c’est l’équivalent du capital fixe, il constitue les éléments actifs, car il augmente l’efficacité du travail.

II - Les concepts relatifs aux revenus :

Ils sont les revenus reçus par les agents de la production, sous forme de :

- Salaire pour le travail fourni ;
- Intérêt pour le capital emprunté ;
- Profit pour l’activité de l’entreprise à laquelle ils ont participé.

Il faut faire une distinction entre les revenus produits et les revenus de transfert.

1 - Les revenus produits :

Représentent la rémunération d’une participation à la production, appelés également, revenus primaires.

Le salaire : il constitue le revenu versé aux personnes qui louent leur capacité ou leur force de travail, c’est un revenu prix.

$ Ce revenu est généralement protégé par l’État qui verse son prix, il correspond au salaire versé à chaque travailleur, calculé à l’heure ou au mois.

L’intérêt : c’est le revenu versé aux détenteurs de capitaux monétaires, quand ils prêtent leur argent suivant un certain taux appelé taux d’intérêt.

$ Le taux d’intérêt est déterminé par les mécanismes du marché, c’est aussi un revenu prix, mais qui n’est pas protégé. Il est différent suivent le terme.

Le profit : correspond aux bénéfices qui revient aux propriétaires des entreprises, c’est un revenu différencié, car il résulte d’une différence entre le prix de vente et le prix de production.

Ce revenu est seulement éventuel, car il est le résultat de l’activité économique.

2 - Les revenus de transfert :

Ils ne nécessitent pas de contrepartie productive. Il existe trois types principaux.

a- Les revenus sociaux :

Se sont les revenus distribués par l’État ou organismes collectifs spécialisés, sous forme d’allocations (allocation de chômage, bourse d’étude…)

b- Les transferts d’économie sur salaires des travailleurs immigrés à l’étranger :

Ces revenus constituent un transfert car ils ne correspondent pas à une contrepartie produite à l’échelle nationale.

c- Les revenus fiscaux de l’État et intérêts publics :

Les impôts perçus par L'État, car ils ne sont pas la contrepartie des services collectifs fournis à la nation.

d- Les intérêts publics :

Sont constitués par les intérêts versés par …..

La différence entre revenus de transfert et subventions à la consommation :

Subvention à la consommation c’est une somme monétaire que les administrations publiques versent aux entreprises productrices des biens essentiels de consommation, pour les amener à baisser leurs prix de vente, dans le but d’améliorer la condition des consommateurs. Ils sont distribués pour favoriser les ménages les plus pauvres.

$ Il existe deux types de subventions.

1 - Subvention d’exploitation, elle comprenne des subventions à la consommation , et celles versées aux entreprises sous formes des subventions à la production (celles versées aux producteurs agricoles lorsque le prix du marché de leur produit est trop bas), et des subventions à l’exportation, qui compensent la baisse des prix des produits à l’exportation pour leur permettre d’être plus compétitive aux produits d’étranger (se sont des pratiques interdites par l’OMC).

2 - Subvention d’équipement, s’adresse aux entreprises qui jouent un rôle essentiel dans le développement économique, et dont les ressources financières sont insuffisantes.

$ Ces subventions peuvent être également versées aux ménages, en tant que producteurs de service du logement, sous la forme de bonification d’intérêt (se sont des réductions de taux d’intérêt accordé sur les emprunts, dont bénéficient les ménages les plus défavorisés).

La différence entre revenu national et revenu réel :

- Revenu national : c’est le revenu monétaire dont on dispose.

- Revenu réel : exprime, le pouvoir d’achat donné par le revenu national. Il est exprimé généralement de façon globale et au cour du temps par l’intermédiaire d’un indice :

III - Les concepts relatifs à la dépense :

Deux composantes essentielles de la dépense :

- La consommation, qui constitue une dépense directe du revenu ;
- L’investissement, qui constitue l’utilisation indirecte du revenu.

1 - La consommation :

Correspond à l’acte de satisfaction des besoins, elle constitue le but essentiel de l’activité économique. Il existe deux types de consommation : privée, et celle des administrations publiques.

A - Consommation des ménages (privée) :

Elle est la plus importante, le ménage est un groupe de personnes liées par le mariage ou par le sang, qui mettent leurs ressources en commun, en vue de la consommation.

Caractéristiques générales de consommation :

- Elle est finale ;

- Une acquisition de biens, effectuée par les achats ou alors de façon secondaire par l’autoconsommation ;

- C’est une acquisition de biens qui résultent d’une production marchande, à l’exception des services domestiques qui sont non marchands et qui sont auto-consommés.

- Cette consommation incluse les biens durables (automobile, appartement,…)

B - Consommation publique :

Elle correspond globalement à l’égalité consommation publique = production non marchande. Par souci de simplification, en fait, la consommation publique est inférieure de 3 à 4% par rapport à la production non marchande publique à cause des paiements partiels (droits d’inscription dans les établissements scolaires).

$ Cette consommation publique est plus importante dans les pays développés que dans les pays sous développés.

La consommation publique est inférieure à la consommation privée dans toute sorte de pays.

La part relative de la consommation publique a tendance à augmenter, en toute sorte de pays, par rapport à la part relative de la consommation privée qui a tendance à diminuer. Alors que leurs valeur réelles augmentent pour toutes les deux.

2 - L’investissement :

C’est une création de capital fixe, effectuée au cour d’une période donnée, généralement un an. Cette création n’implique pas forcement ce dernier, ce qui pose le problème de la distinction entre l’investissement brut et l’investissement net.

En se réfère généralement au concept brut.

Les divers types d’investissement :

A - Investissement des entreprises :

Il comprend les bâtiments nécessaires à la production, les machines, les outils, les plantations et les bétails.

$ Ces entreprises sont aussi bien privées que publiques, elles réalisent toutes, une production marchande.

Ces investissements représentent entre 65 et 70% du total des investissements des pays développés et entre 50 et 55% dans les pays en voie de développement.

B - Investissement des ménages :

Se compose de logements destinés à l’usage personnel ou à la location. Il représente environ 20% du total des investissements des pays en voie de développement.

$ Le promoteur immobilier n’est pas un investisseur, l’investisseur est le ménage qui achète le logement.

Les logements constitués et non vendus, constituent un stock, et ils devient un investissement lorsqu’ils seront achetés par un ménage.

C - Investissement public :

Ou encore de l’État, il lui permet d’assurer la production non marchande. Distinction à faire entre investissement public, dépense publique d’investissement, et investissement du secteur public.

Ø L’investissement public : il est réalisé par les administrations publiques, pour assurer la production des services collectifs (production non marchande).

Ø La dépense publique d’investissement : elle correspond à la somme des investissements publics et les transferts de capitaux (subventions d’équipement versées aux entreprises publiques, et parfois aux entreprises privées).

Ø L’investissement du secteur public : il est égale à la somme investissement public + investissement des entreprises publiques.

$ Cette 3e somme est la plus large car les investissements des entreprises publiques sont financés aussi par des fonds propres et les emprunts aux ménages.

Distinction selon la nature des investissements :

Cette distinction nous renseigne sur le contenu matériel de l’investissement, il existe un investissement brut et un investissement net. Mais en général, on obtient que l’investissement brut à couse des difficultés dans le calcul de l’amortissement lié au problème de l’obsolescence.

L’obsolescence c’est le fait que le capital installé par une entreprise se démode sous l’action du progrès technique, et perde une partie de son opportunité lorsque la demande du bien qu’il permet de produire, se réduit de façon durable, c’est ce qu’on appel l’usure économique.

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