Les divers types d’économie

Il existe des différences plus ou mois importantes entre les différentes économies nationales, elles ne fonctionnent pas toutes de la même façon, car elles relèvent des types d’économie différents.

Chaque type d’économie est caractérisé par la combinaison de trois éléments :

  1. Le système :

Un système économique se défini par une série de réponses apportées à un ensemble de questions fondamentales, ces dernières se ramènent à trois interrogations simples : qui ? pourquoi ?comment ?

Qui, est le sujet de l’activité économique ? c’est à dire, celui qui a l’initiative et la responsabilité d’entreprendre.

Dans quel but est entreprise cette activité ? c’est à dire, la finalité de la production décidée.

Selon quel procédé on atteindra ce but ?

Il existe deux types de systèmes économiques fondamentaux qui s’opposent.

  1. Le système de la multiplicité (capitalisme) :
  2. Il s’est développé en 19e siècle :

    Le sujet économique, c’est l’individu, donc l’individualisme, seul l’individu aura l’initiative et la responsabilité de l’activité économique. Alors c’est une conception atomiste.

    Le but c’est l’utilité individuelle, c’est à dire, l’utilitarisme. L’idéal dans ce système, c’est réaliser le maximum de profits, toute la production est commandée par la recherche du bonheur de l’individu, représentée par le maximum d’utilités apportées à chacun.

    Les procédés sont basés sur la liberté, d’où le libéralisme, la base de ce système, c’est la propriété individuelle des moyens de production, et l’ensemble de ces rencontres s’effectuent sur un marché.

    À ces trois concepts, il faut associer celui de capitalisme qui s’explique par des considérations historiques.

    Capitalisme :

    C’est le système qui organise la propriété individuelle des capitaux, et dans lequel les titulaires de cette propriété ne fournissent pas obligatoirement un travail en contrepartie.

    C’est le régime politique dans lequel le pouvoir est dépendant des détenteurs de capitaux.

    Remarques

    La caractéristique fondamentale de cette économie de marché, c’est la propriété privée des moyens de production (appartenant à des personnes ou à des entreprises).

    Ces moyens de production sont utilisés par l’intermédiaire de travailleurs salariés, donc distinction très nette entre les salariés et les capitalistes.

    Les capitalises sont celles où le système capitaliste est dominant. Car il y a possibilité d’avoir un secteur traditionnel familiale (dans la culture) ou d’un secteur public plus ou moins important (entreprise publique) ou alors un secteur informel qui est à la fois familial et capitaliste.

  3. Système de l’unicité (l’économie planifiée) :

Ce système est apparu en 1917 avec la révolution soviétique.

Le sujet n’est plus une entité physique individuelle, mais une entité collective, donc c’est L’étatisme.

Le but, c’est le service social, donc c’est le socialisme.

Les procédés, sont à base d’autorité avec le communisme et le collectivisme.

$  :

Conclusion : la caractéristique essentielle de l’économie d’érigée, c’est la propriété collective des moyens de production par l’état qui est propriétaire des moyens de production. Cas de la Yogoslavie entre 1950 et 1980 avec TITO.

Ce système réalise mieux l’idéale socialisme par l’association des travailleurs aux moyens de production.

  1. Le mode de régulation :

L’ajustement entre la production de l’entreprise et la demande peut s’effectuer selon trois procédés :

  1. Le mécanisme pur du marché ;
  2. Le mécanisme du marché en association avec l’action de l’état ;
  3. L’action exclusive de l’état.
  1. Le mécanisme pur du marché :

L’expression " mécanisme du marché " désigne (dans son sens stricte) le mécanisme des prix qui peut être résumé ainsi :

  1. Quand la demande d’un bien dépasse sa production, le prix augmente, ce qui stimule la production mais réduit la demande, et inversement.
  2. Ce mécanisme est intimement lié à celui des revenus, ce dernier repose sur le fait qu’un accroissement de revenus, entraîne une augmentation de la demande, et inversement. Hors, l’ajustement des productions et de demande, détermine la structure de la production nationale.

$ Ce mode de régulation a été associé au système capitalisme pendant le 19e et le début du 20e siècle.

  1. Le mécanisme et l’action étatique :

Ce mécanisme libre du marché, implique une fluctuation des prix et des revenus qui perturbe l’activité économique, et entraîne une structure de la production nationale, qui n’est pas nécessairement conforme au développement de l’activité économique.

Il implique beaucoup d’inégalités sociales, souvent inacceptables, d’où la nécessité d’une action conceptrice de l’état qui peut prendre la forme d’une direction non planifiée, soit la forme planification souple.

  1. La direction non planifiée :

Nous assistons à une action sociale destinée à protéger les travailleurs, cette action de l'État peut prendre deux formes :

  1. La planification souple :

L’intervention de l’état est faite dans le but d’améliorer les conditions générales de l’activités économique, dans le but d’assurer à long terme, une amélioration du niveau de vie. l’État va climatiser la structure de la production et des revenus dont souhaite la réalisation dans le cadre d’un plan généralement de 5ans. Il va prendre des mesures fiscales et financières pour encourager les entreprises à réaliser la structure souhaitée, ces mesures sont combinés avec une politique globale de régulation, c’est ce qu’on appel la planification souple.

$ En tant de nos jours, à mois préciser les objectifs de même que le processus qui est conduis, car les écarts entre les prévisions et les réalisations montrent le caractère illusoire d’une très grande prévision.

La schématisation de la planification est faite par des projections.

Projection : c’est l’évaluation d’une ou plusieurs grandeurs futures, à partir de leur valeur présente. Cette projection concerne l’ensemble de la structure économique nationale, par l’élaboration de plusieurs Scénarios.

  1. Par l’action exclusive de l’état :
  2. L’action de l’état prend la forme d’une planification impérative avec une projection objective qui a un caractère décisionnel et non pas prévisionnel.

    Les moyens pour y parvenir sont impératifs. C’est donc un commandement administratif.

    Cette planification a caractérisé l’économie soviétique à partir de 1928, de même que les économies européennes sous contrôle soviétique à partir de 1945.

  3. Abondant de la planification impérative et ses conséquences :

Elle a engendré d’importants gaspillages qui ont compromis la croissance économique et qui ont aboutie à des déséquilibres importants.

Officiellement, en avril 1989, l’échec de la planification impérative, en apportant une nouvelle stratégie soviétique appelée Parestraïka, qui consiste à introduire progressivement le mécanisme du marché dans le cadre d’une planification souple dans le but d’améliorer le fondement de l’économie soviétique.

$ On admettant l’association de la planification souple avec le socialisme d’État, ce passage est manifesté dans les économies de l’entreprise libérée.

  1. Le sous développement :

Il se caractérise par trois éléments :

  1. Importance de l’emploi agricole :
  2. Une grande partie de la population achève dans les pays sous développés, exerce une activité agricole, alors que c’est l’inverse dans les pays développés.

    Alors que dans les pays développés, le pourcentage est inférieur à 10% (cas de France 9%)

    Existence d’un vaste secteur traditionnel à coté du secteur moderne.

    L’existence d’une relation inverse de l’importance de l’emploi agricole et le revenu moyen de la population nationale totale.

    Le pourcentage de la production agricole est inférieur à celui de la population active agricole. Donc le caractère productif du travail agricole.

  3. Caractère incomplet de l’industrie :
  4. On parle de l’industrie manufacturière, c’est à dire les industries qui effectuent des transformations, sont : l’extraction minière, les bâtiments et les travaux publics.

    Les pays sous développés se caractérisent par l’absence d’un secteur comportant certaines industries manufacturières, comme celle des biens d’équipement.

    Le secteur industriel dans ces pays, se caractérise par une dépendance vis-à-vis de l’étranger.

    Tous ces éléments entraînent une limitation des effets sur l’économie nationale.

  5. Le secteur informel :

Il correspond au secteur traditionnel Ç agricole cette expression est apparue en 1970-1980 pour remplacer l’expression économie souterraine. Ce secteur concerne principalement les pays sous développés car une grande partie de la population y travaille (entre 30 et 60%).

Pour le Maroc plus de 50% travaillent dans ce secteur, se répartissent en deux parties :

Le nombre d’employés est généralement inférieur à 10 personnes, cette partie présente cinq caractéristiques :

Remarques

Conclusion

Le secteur informel contribue au développement du secteur formel, c’est un secteur traditionnel, essentiel au développement.

Malgré son action dynamique, il pèse sur le niveau de développement des pays sous développés car il est moins productif que le secteur moderne.

Les pays sous développés, ont une économie dualiste : secteur moderne + secteur traditionnel.

Ils ont une économie désarticulée : les deux secteurs fonctionnent de façon séparée.

En fait, il existe une forme d’articulation grâce au secteur informel.

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