Commerce International

Le commerce international est l'échange de biens et services entre pays différents. Ce type de commerce existe depuis des siècles (cf. route de la soie), mais il connaît un essor récent du fait de la mondialisation, dont il est une composante majeure.

La théorie du commerce international est la branche de l'économie qui cherche à fournir un cadre d'explication au commerce international.

Par ailleurs il existe un droit des opérations de commerce international, formalisé notamment par les incoterms de la Chambre de commerce internationale.

Classification

Les accords régionaux sont de différents types, reflétant chacun des degrés d’intégration économiques distincts. On distingue donc six grands types d’organisations économiques régionales :

Cette classification est celle proposée en 1961 par Bela Balassa dans The theory of economic integration.

Impacts

Depuis les années 1990 le commerce intrarégional a progressé eu sein de l’ALENA, passant de 42 à 54% des exportations totales des pays membres, au sein du Mercosur ce chiffre est passé de 9 à 20% sur la même période, tandis qu’en Europe la part des échanges intracommunautaires n’ont guère progressé en dépit d’une intégration croissante, restant toutefois au niveau élevé de 65%.

Des impacts difficiles à cerner

Avant l’entré en vigueur de l’ALENA en 1994, Paul Krugman (La mondialisation n’est pas coupable) s’interrogeait sur les conséquences de cet accord alors que certains hommes politiques américains prévoyaient la disparition de centaines de millions d’emplois. Selon lui, la portée de tels accords est limitée. En effet les droits de douanes internationaux sont aujourd’hui de l’ordre de 3 ou 4%, ce qui signifie un faible impact de leur disparition. Dans le cas précis de l’ALENA, l’intégration du Mexique dans une zone de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada aura surtout comme effet de redonner confiance aux investisseurs financiers en ce pays en proie à des difficultés économiques : une conséquence des comportements irrationnels des acteurs financiers n’ayant que peu à voir avec le commerce international.

En 1950, Jacob Viner (The Custom Union Issue) a tenté de prévoir les conséquences de la constitution d’unions économiques régionales. Elles ont selon lui un double impact sur le commerce international :

Finalement il est difficile de conclure quant au coté profitable ou non de la constitution d’espaces économiques régionaux pour la croissance des volumes d’échanges internationaux.

Dangers vis à vis du multilatéralisme

Il est à enfin à noter que la constitution d’espaces économiques régionaux réduit le nombre de négociateurs lors des réunions de l’OMC (l’Union Européenne est par exemple représentée en tant que membre de l’organisation), ce qui peut faciliter les accords. En permettant le développement des économies dans un cadre protéger le régionalisme peut être une étape préalable au multilatéralisme permettant à certains pays de prendre de l’assurance. C’est ainsi que Mike Moore, ancien président de l’OMC, déclarait que le régionalisme pouvait servir compléter et à promouvoir le multilatéralisme mais qu’il ne devait en aucun cas le remplacer. Mais le risque est grand selon lui de voir les économies se refermer dans des zones restreintes de commerce privilégié, encourageant en retour les autres économies à faire de même, spirale négative qui pourrait mener à une contraction des échanges mondiaux.

L’autre danger est une focalisation des ensembles économiques régionaux sur leur compétitivité face aux autres grandes économies. Le vocable de " guerre-économique " ou la recherche systématique de la " compétitivité " sont les symptômes d’un retour des dogmes mercantilistes, de ce que Paul Krugman appelle la " théorie pop du commerce international ". Cette mentalité qui associe le commerce international à une compétition où il y aurait des gagnants et des perdants se manifeste régulièrement dans les discours politiques liés à la constitution de zone de coopération économique : " il faut faire l’Europe pour faire le poids ! " disent certains. Sur le long terme, la diffusion de ce genre d’idées pourrait nuire au libre-échange et donc au commerce international.

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