Compétitivité économique : Le Maroc 1er en Afrique du Nord

Le Maroc se maintient au 72e rang dans le classement des pays les plus compétitifs, établi par le Forum économique mondial. Selon le Rapport global sur la compétitivité 2015-2016 publié hier, le Royaume se distingue en Afrique du Nord où il s'adjuge la première place, alors qu'il pointe à la cinquième à l'échelle continentale. Ses deux principaux partenaires commerciaux, la France et l'Espagne, occupent les 22e et 33e rangs respectivement.

Compétitivité économique : Le Maroc 1er en Afrique du Nord

Pas de changement. Le Maroc a maintenu son rang dans le classement des pays les plus compétitifs, établi par le Forum économique mondial (WEF). Selon le Rapport global sur la compétitivité 2015-2016, publié hier par l’organisation qui siège à Genève, le Royaume pointe au 72e rang sur une liste de 140 pays, stable donc par rapport au classement 2014-2015, après avoir occupé la 77e place en 2013-2014.

Le Maroc est néanmoins le pays le mieux classé en Afrique du Nord (y compris l’Égypte) où il devance l’Algérie (87e) et la Tunisie (92e). À l’échelle africaine, il est classé cinquième derrière l’île Maurice qui reste l’économie la plus compétitive (46e), devant l’Afrique du Sud (49e), le Rwanda (58e) et le Botswana (71e). Le Royaume se défend également bien dans la région arabe, où il est huitième, derrière le Qatar (14e au niveau mondial), les Émirats arabes unis (17e mondial), l’Arabie saoudite (25e), le Koweït (34e), le Bahreïn (39e), Oman (62e) et la Jordanie (64e).

Pour rappel, ce classement se fonde sur l’Indice mondial de la compétitivité (GCI–Global Competitiveness Index), mis en place par le WEF et basé sur 114 indicateurs regroupés dans 12 catégories différentes (dont l’environnement macroéconomique, l’éducation et la santé, les institutions, l’efficacité des marchés de biens et de travail, le développement du marché financier et l’innovation) qui ensemble permettent de brosser une image complète de la compétitivité d’un pays, assortie d’une note allant de 1 à 7. Aux yeux des experts du Forum de Davos, le Maroc mérite une note globale de 4,16 sur 7, selon l’Indice mondial de la compétitivité 2015-2016, contre 4,21 selon le GCI 2014-2015. Le pays a pu maintenir son classement grâce notamment à la qualité de ses institutions, reflétant sa stabilité sociale et politique. Sur ce sous-indice, le Royaume a été classé 47e au niveau mondial. Sur la catégorie Infrastructures, le pays est relativement bien positionné en pointant au 55e rang. De même, l’environnement macroéconomique vaut au pays la 58e place mondiale. Pour le reste, le Royaume est 77e mondial dans la santé-éducation primaire, mais 106e pour l’Enseignement supérieur-Formation. Il est en outre 70e pour ce qui est du développement du marché financier, 78e pour la maturité technologique, 123e sur le plan de l’efficience du marché du travail, 98e au niveau de l’innovation et 82e sur le volet Sophistication des affaires. Concernant l’environnement des affaires justement, les points négatifs restent nombreux. Les difficultés d’accès au financement sont identifiées comme le principal obstacle, suivis par la bureaucratie, la corruption et l’inadéquation éducation-marché du travail. Le pays est également pénalisé par sa fiscalité et des réglementations restrictives régissant le marché du travail, notamment.

Au niveau mondial, la tête du classement GCI est occupée pour la 7e année consécutive par la Suisse. Singapour et les États-Unis maintiennent leur classement respectif en 2e et 3e positions.
L’Allemagne progresse d’une place (4e), tandis que les Pays-Bas retrouvent leur classement d’il y a trois ans (5e). Ils sont suivis par le Japon (6e) et la Région administrative spéciale de Hong Kong (7e), tous deux stables. La Finlande dégringole à la 8e place, son classement le plus bas. Le Royaume-Uni ferme la marche du top 10 des économies les plus compétitives au monde.
Selon les experts du WEF, à défaut de réformes structurelles à long terme stimulant la productivité et l’esprit d’entreprise, l’économie mondiale risque de ne plus être à même d’améliorer les niveaux de vie, de résoudre le problème du taux élevé de chômage et de constituer une résistance appropriée en prévision de futures récessions économiques.

Source : lematin.ma

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